Le pays d’Auge et la Nouvelle France

Chers amis du patrimoine de Repentigny
Nous ne saurions trop vous conseiller la lecture de la derniére parution de l’excellente Revue du pays d’Auge consacrée à l’émigration normande, et notamment augeronne, vers ce qui s’appelait alors la nouvelle France et qui est désormais l’Amérique du nord, USA et Canada.
Vous y apprendrez beaucoup de choses !
 
« Cette émigration dura 3 siècles depuis François I (début XVI ) jusqu’à Louis XV (1763) et le traité de Paris qui cède à l’Angleterre toutes les possessions françaises d’Amérique et du Canada – sauf Saint-Pierre-et- Miquelon. 
A son apogée, sous le drapeau fleurdelisé du royaume de France, la Nouvelle-France allait du Labrador au Golfe du Mexique, de l’Atlantique aux Rocheuses par le Saint-Laurent, les Grands Lacs, l’Ohio, le Mississipi et la Louisiane, soit près des deux tiers de l’Amérique du Nord et l’essentiel de ses voies d’eau ; mais elle comptait seulement 70 000 francophones alors que les 13 colonies anglaises de la côte Est américaine avaient 1,5 millions de colons ».
On connait la suite !
Le dossier consacre un article specifique à l’émigration augerone et parmi celle ci, un certain, « Paul de Rainville, originaire de Touques, qui embarque en 1652 avec son épouse Polline, leurs filles Marie et Marthe (respectivement âgée de 7 et 5 ans au moment du départ), leurs fils Jean (14 ans) et Charles (né en 1652) ainsi que leur futur gendre Nicolas Bélanger.  » 
L’ami canadien qui nous avait écrit il y a un an descendait de Paul de Rainville.
Vous découvrirez aussi, à la lecture de la revue, celles qu’on appelait les « filles du Roi« .
« Entre 1663 et 1763, le roi verse une aide financière pour le voyage et/ou la création du trousseau de jeunes filles qui s’engagent en contrepartie à émigrer en Nouvelle France et à s’y marier. Souvent orphelines ou d’origine modeste, elles espèrent ainsi se construire un avenir plus souriant. Les mariages sont rapides, en moyenne cinq mois après leur arrivée sur le territoire. Mais il faut dire qu’elles ont le choix. La Nouvelle-France compte une femme pour six hommes. Ces « filles du roi » sont considérées comme les mères de la patrie puisque, grâce à elles, en dix ans, la population de la colonie a triplé. Aujourd’hui tout québécois de souche française a une « fille du roi » parmi ses ancêtres. »
Vous comprendrez enfin pourquoi on retrouve Lisieux, Crevecoeur, Honfleur et … Repentigny … de l’autre côté de l’Atlantique !
Bonne lecture !

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