Les travaux de restauration

Compte rendu de la réunion du conseil d’administration du 18 juin 2016

Chers amis
Cette réunion du conseil d’administration s’est tenue sous la présidence de Marc Soulé. Dix des douze membres du Conseil étaient présents, ainsi que Maurice Davoust, membre de droit en tant que maire.
Les principaux points discutés ont été:
1.      Suivi des objectifs et des actions décidées lors du précédent conseil
Le Conseil s’est réjoui des progrès réalisés depuis le début de l’année.
Les objectifs 2016 :
  • assurer la transition avec l’ancien Conseil et notamment de bénéficier des contacts et de l’expérience de Gérard Elissalde
  • maintenir le nombre des membres au-dessus de 85, et si possible avec la mobilisation de tous, atteindre et dépasser les 100
  • organiser les quelques manifestations prévues notamment Pierres en Lumières et le concert de la Musardière
  • ouvrir notre église pendant les week-ends d’été
  • étudier la possibilité de financement participatif
  • produire des supports de communication et de visite
  • réaliser quelques travaux, forcément limités, sur les fonds propres de l’association
  • préparer, avec la commune, les demandes de subventions pour 2017 et planifier les travaux correspondants

 

sont tous atteints ou en bonne voie de l’être.
2.      Organisation du Conseil, affectation des responsabilités
Le principe d’organisation du Conseil par thème a été rappelé. L’affectation des responsabilités est la suivante:
  • Travaux : Maurice, Françoise, Marc, Claude, Albine
  • Communication : Marc, Veronica, Isabelle, Albine
  • Evénements : Isabelle, Françoise, Yvette, Claude, Jean-Pierre
  • Recherches historiques : Isabelle, Gisèle
  • Membres / Financement : tous, animé par Stéphane

    Financement participatif (crowd funding): Veronica, Albine, Marc, Stéphane

 

Lien avec le Canada: Veronica, Albine

La (les) personne (s) soulignée(s) est (sont) en charge du sujet.

 

3.      Membres / financement
Nous avions 84 membres en 2015.
Grâce à la relance par courrier effectuée en avril et aux efforts de tous, nous sommes 97 membres à jour de cotisation à la date du 18/06/16.
Notre objectif est désormais de dépasser la barre symbolique des 100 membres.
Nous sommes par ailleurs en ligne avec notre budget, et même légèrement mieux au plan des recettes.  Compte tenu de la trésorerie disponible, il est convenu que notre contribution aux travaux 2016 pourra être portée à 5 600 euros (voir infra chapitre « travaux »).
4.      Communication
Le Conseil a approuvé le logo retenu pour l’association.
Les différents supports de communication produits ces derniers mois ont été présentés (livret de visite, dépliant, A3 de visite, bulletin d’adhésion, cartes de visite). Il s’agit d’un investissement important pour l’association qui sera utile pour les années à venir.
L’activité du blog depuis son origine a été commentée ; le conseil s’est réjoui de son audience croissante (200 pages vues/mois ; 65 personnes connectées).
5.      Evénements
Notre première participation à Pierres en Lumières a été un succès.
Une soirée similaire sera organisée le samedi 17/9 au soir à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine.
L’église sera ouverte à la visite les vendredi, samedi, dimanche de 15 à 18h, en juillet et août. 
Parlez en autour de vous !
Des dépliants sur l’église seront créés et diffusés dans les offices de tourisme du Pays d’Auge et les lieux rassemblant des touristes.
6.      Recherche
Un point sur la recherche historique a été présenté. Les principaux évènements récents concernent :
  • deux articles sur le verso du retable et Saint Martin publiés sur le blog et qui ont rencontré un grand succés
  • un contact très positif avec des descendants de la famille Thierry qui nous ont ouvert leur propre recherche généalogique qui est très riche,
  • le conseil départemental nous a promis l’aide d’un spécialiste pour déchiffrer la gravure située dans l’embrasure de la fenêtre, côté gauche dans la nef,
  • une visite aux archives diocésaines planifiée le 11/7 à Bayeux,
  • un contact créé avec M. Leo Guy de Repentigny, descendant des Le Gardeur de Repentigny, fondateur de Repentigny (Québec, Canada).

 

De prochains articles seront publiés sur le blog pour rendre compte des progrès réalisés.
 
Plus globalement, le conseil a donné son accord pour relancer par tout moyen la prise de contact avec les autorités municipales, les associations de Repentigny … pour tenter de créer un lien transatlantique !
 
 
 
7.      Travaux
On rappelle que, pour 2016, la commune n’envisage pas de financer les travaux dans l’église. Par contre, le maire, Maurice Davoust, a accepté que certains travaux 2016 (ex. restauration de la sacristie, sécurisation, éclairage), puissent être financés uniquement par l’association sur son budget propre (voir point sur le budget).
L’association s’est engagée à rembourser à la commune les travaux réalisés en 2016 à hauteur de 5600 euros (HT).
Il a également été convenu que les priorités étaient :
 
  • Pour 2016: la maçonnerie et le plafond de la sacristie, l’éclairage, la sécurisation de la porte d’entrée (3 points)
  • Pour 2017 et au-delà: 1. les murs intérieurs ; 2. les menuiseries (sacristie, chaire) ; 3. les murs extérieurs ; 4. le sol ; 5. le tableau de M. Le Cesne …
L’ensemble des travaux restant à réaliser pour les prochaines années représente probablement autour de 90 000 euros TTC.
Maurice Davoust a confirmé que des travaux seront bien réalisés par la commune en 2017. Les devis et demandes de subventions pour 2017 doivent être prêts pour le 31/10 au plus tard.
 
Prochaine date du Conseil : 5 novembre à 10h
Cette réunion du Conseil sera l’occasion pour chaque groupe de faire le bilan des actions entreprises en 2016 sur les différents thèmes, de définir les objectifs, les actions et le calendrier pour 2017.
N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques, suggestions, contributions … 
Une seule adresse: repentigny.patrimoine@gmail.com
Merci pour votre soutien !

 

Les membres du conseil

Saint Martin, partie gauche du retable

 
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Sur le premier tableau, en haut à gauche, notre saint évêque rencontre ce qui semble être des personnages importants reconnaissables à leurs riches vêtements.

 
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Saint Martin en a rencontré de nombreux. Sulpice Sévère raconte notamment:

 
« À peu près à l’époque où il reçut l’épiscopat, Martin fut obligé de se présenter à la cour. Valentinien régnait alors. Sachant que Martin demandait des choses qu’il ne voulait pas accorder, il ordonna qu’on ne le laissât pas entrer au palais. Outre sa vanité et son orgueil, il avait une épouse arienne (voir note plus bas)qui l’éloignait du Saint et l’empêchait de lui rendre hommage.
C’est pourquoi Martin, après avoir fait plusieurs tentatives inutiles pour pénétrer chez ce prince orgueilleux, eut recours à ses armes ordinaires ; il se revêtit d’un cilice, se couvrit de cendres, s’abstint de boire et de manger ; et pria jour et nuit. Le septième jour, un ange lui apparut et lui ordonna de se rendre avec confiance au palais ; il lui dit que les portes, quoique fermées, s’ouvriront d’elles-mêmes, et que le fier empereur s’adoucira. Rassuré par la présence et les paroles de l’ange, et aidé de son secours, il se rend au palais. 
Les portes s’ouvrent ; il ne rencontre personne, et parvient sans opposition jusqu’à l’empereur. Celui-ci, le voyant venir de loin, frémit de rage de ce qu’on l’a laissé entrer, et ne veut pas se lever pendant qu’il se tient debout. Tout à coup son siège est couvert de flammes qui l’enveloppent, et forcent ce prince orgueilleux de descendre de son trône et de se tenir debout, malgré lui, devant Martin. Il embrasse ensuite celui qu’il avait résolu de mépriser, et avoue qu’il a ressenti les effets de la puissance divine ; puis, sans attendre les prières de Martin, il lui accorde tout ce qu’il veut, avant qu’il lui ait fait aucune demande. Il le fit souvent venir pour s’entretenir avec lui, ou le faire asseoir à sa table. À son départ, il lui offrit beaucoup de présents ; mais le saint homme, voulant toujours rester pauvre, n’en accepta aucun. » 

Note: L’arianisme est un courant de pensée théologique des débuts du christianisme, due à Arius, théologien alexandrin au début du IV eme siècle, et dont le point central concerne les positions respectives des concepts de « Dieu le père » et « son fils Jésus ». La pensée de l’arianisme affirme que, si Dieu est divin, son Fils, lui, est d’abord humain, mais un humain disposant d’une part de divinité.

Le premier concile de Nicée, convoqué par Constantin en 325, rejeta l’arianisme. Il fut dès lors qualifié d’hérésie par les chrétiens trinitaires, mais les controverses sur la double nature, divine et humaine, du Christ (Dieu fait homme), se prolongèrent pendant plus d’un demi-siècle. (Wikipedia)

Plus loin, Sulpice Sévère relate ce nouvel épisode où la caractère bien trempé du saint homme s’illustre de nouveau:


« Après des faits si grands, si merveilleux, en voici quelques autres qui sembleraient peu importants, si l’on ne devait pas placer au premier rang, surtout à notre époque où tout est dépravé et corrompu, la fermeté d’un évêque refusant de s’humilier jusqu’à aduler le pouvoir impérial. Quelques évêques étaient, venus de différentes contrées à la cour de l’empereur, Maxime, homme fier, et que ses victoires dans les guerres civiles avaient encore enflé, et ils s’abaissaient jusqu’à placer leur caractère sacré sous le patronage de l’empereur; Martin, seul, conservait la dignité de l’apôtre. 
En effet, obligé d’intercéder auprès de l’empereur pour quelques personnes, il commanda plutôt qu’il ne pria. Souvent invité par Maxime à s’asseoir à sa table, il refusa, disant qu’il ne pouvait manger avec un homme qui avait détrôné un empereur et, en avait fait mourir un autre. Maxime lui assura que c’était contre son gré qu’il était monté sur le trône ; qu’il y avait été forcé ; qu’il n’avait employé les armes que pour soutenir la souveraineté que les soldats, sans doute par la volonté de Dieu, lui avaient imposée; que la victoire si étonnante qu’il avait remportée prouvait bien que Dieu combattait pour lui, et que tous ceux de ses ennemis qui étaient morts n’avaient péri que sur le champ de bataille. 
Martin se rendit à la fin soit aux raisons de l’empereur, soit à ses prières, et vint à ce repas ; à la grande joie du prince qui avait obtenu ce qu’il désirait si ardemment. Les convives, réunis comme pour un jour de fête, étaient des personnages grands et illustres ; il y avait Évodius, en même temps préfet et consul, le plus juste des hommes, et deux comtes très puissants, l’un frère et l’autre oncle de l’empereur. 
Le prêtre qui avait accompagné Martin était placé entre ces deux derniers ; quant à celui-ci, il occupait un petit siège près de l’empereur. 
À peu près vers le milieu du repas, l’échanson, selon l’usage, présenta une coupe à l’empereur, qui ordonna de la porter au saint évêque ; car il espérait et désirait vivement la recevoir ensuite de sa main. 
Mais Martin, après avoir bu, passa la coupe à son prêtre, ne trouvant personne plus digne de boire le premier après lui, et croyant manquer à son devoir en préférât au prêtre soit l’empereur, soit le plus élevé en dignité après lui. L’empereur et tous les assistants admirèrent tellement cette action, que le mépris qu’il avait montré pour eux fût précisément ce qui leur plut davantage. Le bruit se répandit dans tout le palais que Martin avait fait à la table de l’empereur ce qu’aucun évêque n’aurait osé faire à la table des juges les moins puissants. »

En l’occurrence, soit il s’agit de la rencontre de Martin avec le « tyran Avitianus » à Tours, soit il s’agit de l’empereur Maxime. Dans les deux cas, l’épouse, soit d’Avitianus, soit de Maxime, joue un rôle essentiel, et ici l’image montre une grande dame à côté du prince. 

 
Le deuxième panneau à droite semble raconter la guérison d’une jeune fille paralysée dans son lit.

 
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Sulpice Sévère dans « La vie de St Martin – Chapitre XVI raconte « Martin était si puissant pour la guérison des malades, que presque tous ceux qui venaient à lui étaient guéris. 
L’exemple suivant en est la preuve. Il se trouvait à Trèves une jeune fille atteinte d’une paralysie si complète, que tous ses membres, depuis longtemps, lui refusaient leur service ; ils étaient déjà comme morts, et elle ne tenait plus à la vie que par un souffle.
Ses parents accablés de tristesse, étaient là, n’attendant plus que sa mort, lorsqu’on apprit que Martin venait d’arriver dans la ville. Aussitôt, que le père de la jeune fille en est instruit, il y court tout tremblant, et implore Martin pour sa fille mourante. Par hasard le saint évêque était déjà entré dans l’église ; là, en présence du peuple et de beaucoup d’autres évêques, le vieillard, poussant des cris de douleur, embrasse ses genoux, et lui dit : « Ma fille se meurt d’une maladie terrible, et ce qu’il y a de plus affreux, c’est que ses membres, bien qu’ils vivent encore, sont comme morts et privés de tout mouvement. Je vous supplie de venir la bénir, car j’ai la ferme confiance, que vous lui rendrez la santé. » 

Martin, étonné de ces paroles qui le couvrent de confusion, s’excuse, en disant qu’il n’a pas ce pouvoir, que le vieillard se trompe, et qu’il n’est pas digne que le Seigneur se serve de lui pour faire un miracle. Le père, tout en larmes, insiste plus vivement encore, et le supplie de visiter sa fille mourante. Martin se rend enfin aux prières des évêques présents, et vient à la maison de la jeune fille. Une grande foule se tient à la porte, attendant ce que le serviteur de Dieu va faire.
Et d’abord, ayant recours à ses armes ordinaires, il se prosterne à terre et prie ; ensuite, regardant la malade, il demande de l’huile; après l’avoir bénite, il en verse une certaine quantité dans la bouche de la jeune fille, et la voix lui revient aussitôt ; puis, peu à peu, par le contact de la main de Martin, ses membres, les uns après les autres, commencent à reprendre la vie; enfin, ses forces reviennent, et elle peut se tenir debout devant le peuple. »
 

Le panneau suivant pourrait être en lien avec une intercession pour la guérison d’une autre jeune fille. 
 
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Toujours dans « La vie de St Martin » au chapitre XIX, on apprend que:
« Arborius, ancien préfet, homme plein de foi et de piété, dont la fille était affectée d’une fièvre quarte très violente, lui mit sur la poitrine une lettre de Martin, qui lui était tombée par hasard entre les mains, et aussitôt la fièvre cessa. Cette guérison toucha tellement Arborius, qu’il consacra sur-le-champ sa fille, à Dieu, et la voua à une virginité perpétuelle. Il partit ensuite pour aller trouver Martin, lui présenta sa fille qu’il avait guérie, quoique étant absent, comme une preuve vivante de ce miracle, et ne souffrit pas qu’un autre que Martin lui donnât le voile. »

Le panneau en dessous montre un homme visiblement mort, déjà dans son cercueil, se relevant. 
 
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Est-ce une référence à cette épisode de la vie de Saint Martin, un de ses premiers miracles?

« Sur ces entrefaites, un catéchumène, désirant être instruit- par un si saint homme, se joignit à lui ; mais peu de jours après il fut pris de la fièvre. Martin était alors absent par hasard. Cette absence se prolongea trois jours encore, et à son retour il le trouva mort. 
L’événement avait été si soudain, qu’il avait quitté la terre n’ayant pas encore reçu le baptême. Le corps était placé au milieu de la chambre, où les frères se succédaient sans cesse pour lui rendre leurs devoirs, lorsque Martin accourut, pleurant et se lamentant. Implorant alors avec ardeur la grâce de l’Esprit Saint, il fait sortir tout le monde, et s’étend sur le cadavre du frère. Après avoir prié avec ferveur pendant quelque temps, averti par l’Esprit du Seigneur que le miracle va s’opérer, il se soulève un peu, et, regardant fixement le visage du défunt, il attend avec confiance l’effet de sa prière et de la miséricorde divine. À peine deux heures s’étaient-elles écoulées, qu’il vit tous les membres du défunt s’agiter faiblement ; et les yeux s’entrouvrir. Alors Martin rend grâces à Dieu à haute voix, et fait retentir la cellule des accents de sa joie. À ce bruit, ceux qui se tenaient au dehors rentrent précipitamment, et (ô spectacle admirable !) ils trouvent plein de vie celui qu’ils avaient laissé inanimé. Ce catéchumène, revenu à la vie, fut aussitôt baptisé, et vécut encore plusieurs années.»

Le dernier tableau est relatif à la mort du saint homme.

L’évêque qui le bénit est sans doute de saint Ambroise de Milan qui, selon une légende rapportée par Grégoire de Tours, avait assisté à la mort de Martin. 

D’ailleurs on peut voir un autre ou peut-être deux autres évêques; une autre légende rapporte aussi en effet la présence de saint Séverin, évêque de Cologne, à la mort de Martin.

 
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Sulpice Sévère n’est pas avare en détails sur la mort de son maître. Dans sa lettre à Bassula, sa belle-mère, il raconte comment Saint Martin a « quitté cette vie pour l’éternité ».

 « …Martin connut l’heure de sa mort longtemps d’avance, et annonça à ses frères que la dissolution de son corps était proche. Il eut à cette époque un motif pour aller visiter la paroisse de Candes; car, désirant rétablir la concorde parmi les clercs de cette église qui étaient divisés, quoiqu’il sût que sa fin approchait, il ne balança pas à entreprendre ce voyage. Il pensait qu’il couronnerait dignement ses travaux s’il rétablissait la paix dans cette église avant de mourir.

Ô homme admirable, que ni le travail ni la mort même ne peuvent, vaincre ! qui demeure indifférent, qui ne craint, ni la mort ni la vie ! Ainsi, malgré l’ardeur de la fièvre qui le consumait depuis plusieurs jours, il poursuivait l’œuvre de Dieu avec un zèle infatigable. Il veillait toutes les nuits, et les passait en prière. Étendu sur sa noble couche, la cendre et le cilice, il se faisait obéir de ses membres épuisés par l’âge et la maladie.Ses disciples l’ayant prié de souffrir qu’on mît un peu de paille sur sa couche : « Non, mes enfants, répondit-il, il ne convient pas qu’un chrétien meure autrement que sur la cendre et le cilice ; je serais moi-même coupable de vous laisser un autre exemple. » Il tenait ses regards et ses mains continuellement élevés vers le ciel, et ne se lassait point de prier.

Un grand nombre de prêtres qui s’étaient réunis près de lui, le priaient de leur permettre de se soulager un peu en le changeant de position : « Laissez-moi, mes frères, répondit-il ; laissez-moi regarder le ciel plutôt que la terre, afin que mon âme prenne plus facilement son essor vers Dieu. » 
À peine eut-il achevé ces mots, qu’il aperçut le démon à ses côtés. « Que fais-tu ici, bête cruelle ! tu ne trouveras rien en moi qui t’appartienne : je serai reçu dans le sein d’Abraham. » Après ces paroles, il expira. Des témoins de sa mort nous ont attesté qu’en ce moment son visage parut celui d’un ange, et que ses membres devinrent blancs comme la neige. Aussi s’écrièrent-ils : « Pourrait-on jamais croire qu’il soit revêtu d’un cilice et couvert de cendres ? » Car, dans l’état où ils virent alors son corps, il semblait qu’il jouît déjà de la transformation, glorieuse des corps ressuscités. Il est impossible de s’imaginer l’innombrable multitude de ceux qui vinent. lui rendre les derniers devoirs. 

Presque toute la ville de Tours accourut au-devant du saint corps ; tous les habitants des campagnes et des bourgs voisins, et même un grand nombre de personnes des autres villes s’y trouvèrent. Oh ! quelle affliction dans tous les cœurs ! Quels douloureux gémissements faisaient entendre, surtout les moines ! 

On dit qu’il en vint environ deux mille : c’était la gloire de Martin, les fruits vivants et innombrables de ses saints exemples. Ainsi, le pasteur conduisait-il ses ouailles devant lui, de saintes multitudes pâles de douleur, des troupes nombreuses de moines revêtus de manteaux, des vieillards épuisés par de longs travaux, de jeunes novices de la solitude et du sanctuaire. Apparaissait ensuite le chœur des vierges, que la retenue empêchait de pleurer, et qui dissimulaient par une joie toute sainte la profonde affliction de leurs cœurs : et si la confiance qu’elles avaient dans la sainteté de Martin ne leur permettait pas de paraître tristes, l’amour qu’elles lui portaient leur arrachait cependant quelques gémissements. Car la gloire dont Martin jouissait déjà causait autant de joie, que sa mort qui le ravissait à ses enfants leur causait de douleur. Il fallait pardonner les larmes des uns et partager l’allégresse des autres ; car chacun, en pleurant pour soi-même, devait en même temps se réjouir pour lui. »
 
 
Crédit photos : Philippe Duflot (MOF) et Gilbert Guillotin  – Photo – Club de Cambremer

Saint Martin, partie droite du retable

Chers amis du patrimoine de Repentigny
 
Vous vous souvenez qu’en 2012 nous avions eu la surprise de découvrir, au dos des panneaux latéraux du retable, d’autres scènes religieuses.
 
Avant leur restauration, il fallait un œil d’aigle pour deviner ce dont il s’agissait.
Jugez plutôt leur état, après probablement plusieurs siècles d’oubli.
 
 
Grâce au talent et aux soins attentifs de notre restaurateur, M. Andronescu, elles ont repris vie et leur couleur grisaille d’origine.
 
Le même panneau en 2014 a meilleure allure :
 
Spectaculaire non !
 
Le panneau droit par exemple, après la restauration, est magnifique.
 


Reste une question qui nous taraude. Quel est cet évêque dont la vie nous est racontée ?
 
Notre église étant dédiée à Saint Martin, une hypothèse logique méritait d’être testée : cet évêque est-il le grand saint du 4ème siècle, évangélisateur de la Gaule, Saint Martin lui-même ?
 
En bons normands, nous serions tentés de dire : ptet ben qu’oui !
 
Différentes scènes font penser à sa vie telle que racontée par son disciple Sulpice Sévère.
 
Saint Martin est traditionnellement représenté, soit à cheval en soldat de l’armée romaine partageant son manteau avec un pauvre, soit en évêque (mitre, crosse) ce qui est le cas ici.
 
Saint Martin est né dans la Hongrie actuelle il y a 1700 ans, en 316 et il est mort en Gaule (Candes, situé entre Angers et Tours) 80 ans plus tard.
 
Il est fameux pour son évangélisation de la Gaule. Plus de 4000 églises portent son nom en France, dont plus de 110 dans le Calvados.
 
On le fête le 11 novembre, date choisie justement par les négociateurs français pour la signature de l’armistice de la guerre 1914-1918.
 
En partant du premier panneau en haut à gauche, notre enquête débute … et bute … sur un os !
 
 
Comment rattacher cette scène de chasse à la vie du saint homme ? Le lien est ténu mais il existe !
 
Dans l’iconographie de l’art chrétien de Louis Réaux, on apprend que saint Martin est aussi protecteur des animaux ! A Chartres, on voit aussi une statue de saint Martin sur le portail Sud : deux chiens poursuivent un lièvre ; saint Martin leur ordonne de lâcher leur proie.

Les martins pêcheurs lui doivent leur nom. Sulpice Sévère raconte, dans une de ses lettres à Bassula, sa belle-mère, cette anecdote. 
Au soir de sa vie, Saint Martin entreprend son dernier voyage vers Candes. 
« Parti, accompagné, suivant son usage, d’une troupe nombreuse de pieux disciples, il vit sur le fleuve des plongeons poursuivre des poissons, et exciter sans cesse leur gloutonnerie par de nouvelles captures : «Voici, dit-il, une image des démons, qui dressent des embûches aux imprudents, les surprennent et les dévorent, sans pouvoir se rassasier.» Alors Martin, avec toute la puissance de sa parole, commanda aux oiseaux de s’éloigner du fleuve et de se retirer dans des régions arides et désertes, employant contre eux le même pouvoir dont il usait souvent contre les démons. À l’instant tous ces oiseaux se rassemblent, et, quittant le fleuve, se dirigent vers les montagnes et les forêts, à la grande admiration de tous les spectateurs, qui voyaient Martin exercer son pouvoir, même sur les oiseaux. »
 
Après réflexions, c’est sans doute une scène introductive, imagée, où le cerf représente Jésus et la chasse, la quête spirituelle de Saint Martin. En effet, dans la tradition chrétienne médiévale, le cerf symbolise le Christ lui-même qui conduit les belles âmes vers les sommets de la sainteté. Voir article en lien.
Le deuxième panneau est sans équivoque. On y voit un évêque discutant avec un jeune homme. Les deux portent l’auréole des saints. 
 
 
Sans doute Saint Hilaire, alors évêque de Poitiers, qui rencontre le jeune Martin après qu’il eut quitté le service de l’armée romaine.
 
Sulpice Sévère raconte : « Dans la suite, ayant quitté le service, Martin se rendit auprès de saint Hilaire, évêque de Poitiers ; homme dont la foi vive était connue et admirée de tout le monde ; il y resta quelque temps. Hilaire voulut le faire diacre pour se l’attacher plus étroitement et le consacrer au service des autels ; mais Martin avait souvent refusé, disant hautement qu’il en était indigne. Hilaire, dans sa sagesse, vit bien qu’il ne se l’attacherait qu’en lui conférant un emploi ; dans lequel il semblerait ne pas lui rendre justice ; il voulut donc qu’il fût exorciste. Martin ne refusa point cet ordre, de peur de paraître le mépriser, à cause de son infériorité. »
 
Le troisième panneau est encore plus explicite, on y voit une ordination épiscopale.
 
Martin, peu enclin aux honneurs, fut difficile à convaincre de prendre la mitre et la crosse. Sa nomination racontée par Sulpice Sévère fut apparemment mouvementée.
 
« C’est à peu près à cette époque que la ville de Tours demanda saint Martin pour évêque ; mais comme il n’était pas facile de le faire sortir de sa solitude, un des citoyens de la ville, nommé Ruricius, se jeta à ses pieds, et, prétextant la maladie de sa femme, le détermina à sortir. Un grand nombre d’habitants sont échelonnés sur la route ; ils se saisissent de Martin, et, le conduisent à Tours, sous bonne garde. Là, une multitude immense, venue non seulement de Tours mais des villes voisines, s’était réunie afin de donner son suffrage pour l’élection. L’unanimité des désirs, des sentiments et des votes, déclara Martin le plus digne de l’épiscopat, et l’Église de Tours heureuse de posséder un tel pasteur.
Un petit nombre cependant, et même quelques évêques convoqués pour élire le nouveau prélat, s’y opposaient, disant qu’un homme d’un extérieur si négligé, de si mauvaise mine, la tête rasée et si mal vêtu, était indigne de l’épiscopat. Mais le peuple, ayant des sentiments plus sages, tourna en ridicule la folie de ceux qui, en voulant nuire à cet homme illustre, ne faisaient qu’exalter ses vertus.
Les évêques furent donc obligés de se rendre au désir du peuple, dont Dieu se servait pour faire exécuter ses desseins. »
 
Le quatrième tableau est lui aussi clair. On y voit notre saint évêque aux prises avec un esprit malin, un spectre, un démon.
 
 
 
La vie de Saint Martin abonde d’exemples de ce type. Par exemple au Chapitre XVII :
« À la même époque, Tétradius, personnage consulaire, avait un esclave possédé du démon, et qui allait faire une fin déplorable. On pria Martin de lui imposer les mains, et il se le fit amener. Mais on ne put faire sortir le possédé de la cellule, car il mordait cruellement ceux qui s’en approchaient. Alors Tétradius, se jetant aux pieds de Martin, le supplia de venir lui-même dans la maison où se trouvait le démoniaque ; mais il refusa, disant qu’il ne pouvait entrer dans la demeure d’un profane, et d’un païen. Tétradius était encore plongé dans les erreurs du paganisme ; mais il promit de se faire chrétien, si son serviteur était délivré du démon. C’est pourquoi Martin imposa les mains à l’esclave, et en chassa l’esprit immonde. À cette vue, Tétradius crut en Jésus-Christ. Il fut aussitôt fait catéchumène, baptisé peu de temps après, et depuis lors il eut toujours un respect affectueux pour Martin, l’auteur de son salut.
Vers la même époque et dans la même ville, Martin, étant entré dans la maison d’un père de famille, s’arrêta sur le seuil, disant qu’il voyait un affreux démon dans le vestibule. Au moment où Martin lui commandait de sortir, il s’empara d’un esclave qui se trouvait dans l’intérieur de la maison ; ce malheureux se mit aussitôt à mordre et à déchirer tous ceux qui se présentaient à lui. Toute la maison est dans le trouble et l’effroi ; le peuple prend la fuite. Martin s’avance vers le furieux, et lui commande d’abord de s’arrêter ; mais il grinçait des dents, et, ouvrant la bouche, menaçait de le mordre ; Martin y met ses doigts : « Dévore-les, si tu en as le pouvoir, » lui dit-il. Alors le possédé, comme si on lui eut plongé un fer rouge dans la gorge, recula pour éviter de toucher les doigts du Saint. Enfin le diable, forcé par les souffrances et les tourments qu’il endurait de quitter le corps de l’esclave, et ne pouvant sortir par sa bouche, s’échappa par les voies inférieures, en laissant des traces dégoûtantes de son passage. »Sic !


Dans le cinquième panneau, on voit l’évêque endormi sous la protection de Dieu dans une maison en flammes. Ceci est clairement rattachable à la vie de Saint Martin dans un épisode relaté par Sulpice Sévère dans sa « Lettre au père Eusèbe ».
 « Un jour d’hiver, Martin visitant une paroisse (suivant l’habitude des évêques), les clercs lui préparèrent un logement dans la sacristie, allumèrent un grand feu dans une sorte de fourneau très mince et construit en pierres brutes, puis lui dressèrent un lit, en entassant une grande quantité de paille. Martin s’étant couché eut horreur de la délicatesse de ce lit, à laquelle il n’était pas habitué, car il avait coutume de coucher sur un cilice, étendu sur la terre nue.
Mécontent de ce qu’il regardait comme une injure, il repoussa la paille, qui s’accumula par hasard sur le fourneau ; puis, fatigué du voyage, il s’endormit, étendu par terre, suivant son usage. Vers le milieu de la nuit, le feu, étant très ardent, se communiqua à la paille à travers les fentes du fourneau. Martin, réveillé en sursaut, surpris par ce danger subit et imminent, et surtout, comme il le raconta lui-même, par l’instigation du démon, eut recours trop tard à la prière ; car, voulant se précipiter au dehors, et ayant fait de longs efforts pour enlever la barre qui fermait la porte, un feu si violent l’environna, que le vêtement qu’il portait fut consumé.
Enfin, rentrant en lui-même, et comprenant que ce n’était pas dans la fuite, mais dans le Seigneur qu’il trouverait du secours, il s’arma du bouclier de la foi et de la prière, et, se remettant tout entier entre les mains de Dieu, il se précipita au milieu des flammes. Alors le feu s’étant éloigné miraculeusement de Martin, celui-ci se mit en prière au milieu d’un cercle de flammes dont il ne ressentait nullement les atteintes. Les moines qui étaient au dehors, entendant le bruit et les pétillements de la flamme, enfoncent les portes, écartent les flammes, et en retirent Martin, qu’ils croyaient déjà entièrement consumé. Du reste, Dieu m’en est témoin, Martin lui-même me racontait et avouait en gémissant, que c’était par un artifice diabolique, qu’à l’instant de son réveil il n’avait pas eu la pensée de repousser le danger par la foi et la prière ; qu’enfin il avait senti l’ardeur des flammes jusqu’au moment où, rempli de frayeur, il s’était précipité vers la porte ; mais qu’aussitôt qu’il avait eu recours au signe de la croix et aux armes puissantes de la prière, les flammes s’étaient retirées, et qu’après lui avoir fait sentir leurs cruelles atteintes, elles s’étaient ensuite transformées en une douce rosée. Que celui qui lira ces lignes comprenne que si ce danger a été pour Martin une tentation, il a été aussi une épreuve de Dieu. »
Le sixième, et dernier panneau de cette partie droite, est étonnant. Regardez bien ce qui sort de la bouche de la jeune femme agenouillée !
Un espèce de démon noir.
Scène d’exorcisme ou miracle de la jeune fille muette à qui Saint Martin avait rendu la parole.
Sulpice Sévère raconte dans son troisième dialogue: 
« Et d’abord, je désire vivement vous raconter un miracle que Réfrigérius me souffle à l’oreille ; il s’est passé dans la ville de Chartres. Un père de famille présenta à Martin sa fille, âgée de douze ans et muette de naissance, suppliant le Saint de lui rendre l’usage de la langue par ses mérites. Martin, par déférence pour les évêques Valentinien et Victrice, qui se trouvaient par hasard près de lui, disait que cette tâche était au-dessus de ses forces, mais, qu’elle n’était pas impossible à ces saints évêques. Ceux-ci joignirent leurs pieuses instances aux supplications du père, et le prièrent d’acquiescer à sa demande. Le saint homme n’hésita pas (quelle humilité et quelle admirable miséricorde !) et fit éloigner le peuple. En présence seulement des évêques et du père de la jeune fille, il se mit en prière, selon son habitude il bénit ensuite un peu d’huile, en récitant une formule d’exorcisme, et versa la liqueur sacrée sur la langue de la jeune fille, qu’il tenait entre ses doigts. Son attente ne fut point trompée. Il lui demanda le nom de son père, qu’elle prononça aussitôt ; celui-ci jette un cri, se précipite aux pieds de Martin, en pleurant de joie, et assure aux assistants étonnés que c’est la première parole qu’il entend prononcer à sa fille. Si par hasard ce fait vous parait incroyable, Évagrius, ici présent, vous attestera sa véracité, car il en fut témoin. »
 

Crédit photos : Philippe Duflot (MOF) et Gilbert Guillotin – Photo Club de Cambremer

Grand succès pour notre participation à Pierres en Lumières 2016

Notre première participation à l’opération « Pierres en Lumières » organisée par le conseil départemental du Calvados, a connu un grand succès.
 
 
« Le retable de Repentigny, de l’ombre à la lumière », tel était le titre de notre soirée. Il voulait illustrer la nouvelle vie de notre retable depuis sa restauration en 2014.
Ce samedi 21 mai, de 21 h à 1 h du matin, plus d’une trentaine de personnes se sont émerveillés devant le retable, mis en valeur par l’éclairage. Une vidéo projection leur a permis de mieux apprécier, en gros plan, certains détails de cette œuvre. 
 
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Enfin, un verre de cidre (offert par Ginette Cenier) ou de sangria et des gâteaux (brillamment confectionnés par Jean Pierre) leur ont été offerts pour clôturer agréablement la visite.
Armelle Dalibert du service culture / patrimoine du conseil départemental  du Calvados nous a honorés de sa présence tout au long de cette soirée ; elle nous a félicités pour notre dynamisme et nous a assuré de son soutien.
Un grand merci aux membre de votre Conseil qui n’ont pas ménagé leur peine pour mettre l’église en beauté et accueillir les nombreux visiteurs : Françoise, Yvette, Isabelle, Christiane, Gisèle, Stéphane, Jean Pierre, Claude.

Vivement l’année prochaine !

Pierres en lumières – 21 mai 2016 soir – Le retable de Repentigny à l’honneur !

Chers amis
La Fondation du Patrimoine et le Département du Calvados organisent la 5 eme édition de Pierres en Lumières qui se déroulera le 21 mai prochain de 21 h à 1 h.

 

Votre association se joint à cet événement et proposera une visite de l’église sous le titre: « le retable de Repentigny, de l’ombre à la lumière ».
Le descriptif de la soirée est disponible sur le site du Conseil général. Il est repris ci dessous:
« L’association des amis du patrimoine de Repentigny vous propose de découvrir
l’église St Martin et son retable, le plus vieux du Pays d’Auge, récemment
restauré.
Ce retable de tradition médiévale date du début du XVII ème siècle ; sa
forme rectangulaire et son bas-relief de bois polychrome en font une pièce
unique. 
En 2012, il a été découvert à son verso d’autres scènes religieuses, probablement la vie de St Martin évêque. 
Le 21 mai au soir, l’église de Repentigny sera mise en beauté notamment grâce à un éclairage aux flambeaux. Les membres de l’association vous feront partager leur passion en vous proposant une découverte, à la fois historique et ludique, de ce riche patrimoine. »

Un verre de sangria ou de cidre sera offert. Nous comptons sur votre présence. Parlez-en autour de vous !
Venez nombreux !
 
 

Compte-rendu du conseil d’administration du 9/4/2016

Chers amis
Cette réunion du conseil d’administration s’est tenue sous la présidence de Marc Soulé. Onze des douze membres du Conseil étaient présents, ainsi que Maurice Davoust, membre de droit en tant que maire, et Gérard Elissalde, président d’honneur.
Les principaux points discutés ont été:
1. Formalités de déclaration des changements

La préfecture a été informée des changements récents, tant dans la composition du Conseil d’Administration et du bureau que dans l’adresse du siège social.
Ces changements ont été publiés au Journal Officiel du 2/4/2016.
2. Organisation du Conseil, affectation des responsabilités

Afin d’organiser nos activités, le principe d’organisation du Conseil par thème a été accepté. L’affectation des responsabilités est la suivante:
• Travaux : Maurice, Françoise, Marc, Claude, Albine
• Communication : Marc, Veronica, Isabelle, Albine
• Evénements : Isabelle, Françoise, Yvette, Claude, Jean-Pierre
• Recherches historiques : Isabelle, Gisèle
• Membres / Financement : tous, animé par Stéphane
La (les) personne (s) en italique est (sont) en charge du sujet.
Les autres membres de l’association qui, en fonction de leur intérêt et de leur temps disponible, souhaitent contribuer à l’un de ces thèmes sont les bienvenus et peuvent nous contacter (repentigny.patrimoine@gmail.com).
Par ailleurs deux sujets transverses ont été identifiés:
• Financement participatif (crowd funding): Veronica, Albine, Marc, Stéphane
• Lien avec le Canada: Veronica, Albine
3. Membres

Nous avions 83 membres en 2015. A ce jour, 65 membres sont à jour de cotisation.
Un grand merci à ceux qui ont déjà renouvelé leur adhésion.
Les personnes qui ne l’ont pas encore fait seront invitées à le faire par mail et courrier.
Merci pour votre soutien !
4. Travaux

Pour 2016, la commune n’envisage pas de financer les travaux dans l’église.
Par contre, le maire, Maurice Davoust a accepté le principe que certains travaux 2016, notamment ceux qui seront difficilement couverts par des subventions (ex. Restauration des menuiseries de la chapelle seigneuriale, éclairage), puissent être financés uniquement par l’association sur son budget propre.
Maurice a confirmé que des travaux seront bien réalisés par la commune en 2017. Les demandes de subventions pour 2017 doivent être prêtes pour septembre. L’association aidera la commune dans le montage de ces dossiers, notamment en contactant des entreprises, obtenant des devis, …
5. Budget

Le budget 2016 de l’association présenté a été approuvé. Il intègre des recettes prévisionnelles  (cotisations, concert, subvention communale) similaires à celles encaissées en 2015.
Les frais sont principalement des frais de communication, de poste et d’assurance.
Le principe du versement à la commune de Repentigny d’une subvention, ou de la prise en charge directe de travaux, jusqu’à 5000 euros  a été accepté.

Au titre des travaux réalisés en 2015, l’association a versé en 2016 à la commune, comme elle s’y était engagée, 50% de la part restant à sa charge (après subvention du Conseil général) soit 3200 euros.

6. Evénements
Avant le concert de la Musardière en septembre, les prochains événements seront:
Pierres en lumières, le 21 mai soir
Cette opération organisée par le conseil général du Calvados nous permettra d’ouvrir l’église et de présenter le retable aux visiteurs de 21 à 1 h du matin.
Le vin chaud sera offert !
Parlez-en autour de vous et venez nombreux !
Sortie culturelle à Honfleur, le 19 juin
Cette visite est ouverte à tous. Les frais sont à la charge de chacun.
Un guide (coût forfaitaire de 114 euros pour un groupe de moins de 30 personnes) nous fera visiter la ville le matin puis nous irons déjeuner. L’après-midi est à définir (musée Boudin, musée aux papillons ou balade en bateau si la marée le permet).
Le programme de la journée sera précisé en mai. Réservez la date !
Ouverture de l’église les samedis et dimanches après-midi d’été
Notre objectif est de permettre aux visiteurs du week-end de se faire ouvrir l’église et de leur commenter notre petite merveille.
 A l’occasion des 1700 ans de la naissance de St Martin, patron de l’église. Le conseil de l’Europe a déjà défini un itinéraire culturel sur le thème de St Martin; il part de Hongrie pour terminer à Tours, en passant par Trèves, l’Italie … sur les pas de l’éminent personnage. Nous souhaiterions nous associer à d’autres initiatives similaires dans le département. Le concept reste à définir. Vos idées sont les bienvenues.
En synthèse, à la fin de la réunion, les objectifs 2016 de votre association ont été rappelés :
• assurer la transition avec le Conseil précédent et notamment bénéficier de l’expérience de Gérard Elissalde qui a été remercié pour sa présence,
• maintenir le nombre des membres au-dessus de 85, et si possible avec la mobilisation de tous, d’atteindre les 100,
• organiser les quelques manifestations prévues notamment Pierres en Lumières et le concert de la Musardière,
• ouvrir notre église pendant les week-ends d’été,
• étudier la possibilité de financement participatif,
• produire des supports de communication et de visite,
• réaliser quelques travaux, forcément limités, financés sur les fonds propres de l’association,
• préparer, avec la commune, les demandes de subventions pour 2017 et de planifier les travaux correspondants.
N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques, suggestions, contributions …
Une seule adresse: repentigny.patrimoine@gmail.com
Merci pour votre soutien !
Les membres du conseil

Compte rendu de l’assemblée générale du 27 février 2016

Chers amis

Pour ceux qui n’ont pas pu s’y rendre, veuillez trouver ci joint le compte rendu de l’assemblée générale de notre association.

Cette réunion s’est tenue à la mairie de Repentigny le samedi 27 février. L’association comporte 84 membres, 16 étaient présents, 30 autres avaient donné procuration.

 
Cette réunion a été l’occasion pour Gérard Elissalde, de rappeler les activités de l’association en 2015: le loto du 15 mars à Bonnebosq, la visite culturelle à Bayeux, la participation aux chemins d’art sacré, et, le clou de l’année, le concert de la Musardiére du 30 août.
Ces multiples activités ainsi que vos cotisations ont permis de financer une partie des travaux de restauration des autels latéraux et des statues de St Sébastien et de la Vierge à l’enfant, pour lesquels un versement de 3000 euros a été fait à la commune de Repentigny.
 
Les membres se sont félicités de voir leur association citée en exemple dans le catalogue de l’exposition « Beauté divine », et les initiatives de la commune et de l’association qualifiées d’exemplaires. Voir l’article correspondant du blog.
 
Le rapport moral 2015 a été approuvé à l’unanimité.
Le rapport financier a été présenté par Stéphane Leroy, trésorier; il a été approuvé par l’assemblée générale. 

Nous terminons l’année 2015 avec 12446,51 euros sur notre compte bancaire, par rapport à 12681,47 € au 1er janvier de cette même année. 
Les recettes ont été :
  • adhésions : 1515 euros
  • subvention de la mairie : 1200 euros
  • bénéfices nets du Loto et du Concert de la Musardière, respectivement : 200 et 350 euros
Un versement de 3000 euros a été fait à la commune.
Les frais généraux de l’association sont essentiellement constitués de l’assurance (106 euros) et de quelques frais de communication  (environ 250 euros, photocopies, timbres et frais du photo club de Cambremer qui nous ont réalisé des photos de qualité de notre petit chef d’oeuvre).

L’assemblée a été l’occasion de procéder au renouvellement du conseil d’administration et d’élire un nouveau bureau. 
 
Gérard Elissalde n’a pas souhaité se représenter. Les membres présents lui ont rendu hommage. Il a su, avec le maire, Maurice Davoust, créer cette association, mobiliser autour de lui les bonnes volontés et réaliser des travaux de restauration importants. Son humour et sa gentillesse ont été particulièrement appréciés. Il restera Président d’honneur de notre association.

Le nouveau conseil d’administration et le nouveau bureau ont été élus et sont constitués de:
  • Marc Soulé – Président
  • Françoise Joubert – Vice-Présidente 
  • Stéphane Leroy – Trésorier
  • Isabelle Soulé – Secrétaire
  • Yvette Bouvet
  • Albine Féau
  • Veronica Joux
  • Sylvie Labey
  • Claude Lemonnier
  • Christiane Leprevost Porcher
  • Jean Pierre Lesieur
  • Gisele Pillonca
 

 

ainsi que Maurice Davoust, membre de droit en tant que maire de Repentigny

Les principales initiatives envisagées pour 2016 sont:
  • l’ouverture de l’église les après-midis de fin de semaine en été, 
  • la participation à l’opération Pierres en lumière le 21/5 au soir, 
  • le concert de la Musardiére le samedi 10 septembre à 18h, 
  • les journées européennes du patrimoine les 18/19 septembre.
Nous avons décidé en 2016 de renoncer au loto, activité très « concurrentielle » dans la région, et qui suppose trop d’efforts par rapport au bénéfice espéré. 

Par ailleurs nous attendons de l’association du pays d’Auge plus d’informations sur le programme de l’édition 2016 des chemins d’art sacré et de la nuit des retables pour voir si nous pouvons y participer.
L’assemblée générale a été également l’occasion de réfléchir à célébrer le 11 novembre prochain les 1700 ans de la naissance de St Martin, patron de l’église de Repentigny. Le conseil de l’Europe propose en effet à cette occasion de célébrer le partage, valeur universelle qui transcende les religions et que Martin, alors membre de l’armée romaine, a illustré en donnant la moitié de son manteau à un mendiant.
 
2016 devrait être une année « creuse » en termes de travaux de restauration dans l’église hormis ceux que nous pourrons financer avec la mairie sur nos fonds propres. 

Nous consacrerons donc l’essentiel de nos efforts à préparer les devis et les demandes de subvention pour les chantiers des prochaines années qui ne manquent pas:
  • restauration des murs de la nef et du chœur : nous savons désormais que des trésors décoratifs allant du 13 ème au 18 ème siècle sont cachés sous les enduits !
  • restauration des menuiseries de la chapelle seigneuriale, devenue sacristie,
  • restauration du tableau de Maurice Le Cesne qui depuis sa création en 1901 a besoin d’un petit lifting !
  • restauration du sol du chœur
  • reprise des murs extérieurs nord et sud
  • restauration des pierres tombales du vieux cimetière
  • mise en lumière de l’intérieur de l’église pour mettre en valeur nos trésors
  • …

 Nous souhaitons également réaliser des supports de communication mettant en valeur notre patrimoine (brochures, cartes postales, livrets, …). 
Nous vous rappelons qu’un livre photos a été élaboré en 2015; il a déjà connu un (modeste) succès de librairie … auprès d’une dizaine de nos membres !
N’hésitez pas à le consulter … et  à le commander !!

L’assemblée générale a été aussi l’occasion d’exprimer nos sincères remerciements à :
– Maurice Davoust, maire de Repentigny et au Conseil municipal
– Monsieur Xavier Charles, president de la communauté de communes de Cambremer et conseiller général, qui nous soutient activement,
– les commerçants de Cambremer, de Bonnebosq et le super U de Dozulé
– nos fidèles adhérents et notre conseil d’administration pour leur aide efficace et leur soutien
Que tous trouvent ici l’expression de notre gratitude !

Pour plus d’informations, visitez notre blog régulièrement 
http://patrimoine-repentigny.blogspot.fr/. 

N’hésitez pas  à nous faire part de vos remarques / critiques / encouragements sur notre adresse mail repentigny.patrimoine@gmail.com

 

 

 

Merci à tous pour votre fidèle soutien. Vous pouvez compter sur notre dévouement.

 

 

 

Cordialement

 

 

Marc Soulé et l’ensemble du Conseil d’administration

Encore des merveilles a découvrir !

Chers amis,
Notre petite église est décidément bien cachottière !
 
Apres la découverte en 2012 du verso des panneaux latéraux du retable, probablement des scènes de la vie de St Martin, M. Andronescu, notre restaurateur principal, a mis au jour, sous l’enduit moderne, ce qui promet d’être une autre révélation.
 
Dans le chœur et la nef apparaissent des traces d’une litre funéraire et des blasons des seigneurs Dauvet, datant du 18 ème siècle, disposés symétriquement de chaque côté des murs, 4 dans le chœur, 8 dans la nef. 
 
Les armoiries représentent un écu bandé de gueules (*) et d’argent de 6 pièces ; la première est chargée d’un lion de sable, passant dans le sens de la bande. L’écu est timbré d’une couronne de marquis; à sa pointe, se trouve le collier de l’ordre de Saint Louis.
 
 
(*) GUEULES. Une des cinq couleurs du blason que l’on représente en émail par le rouge, et en gravure par des hachures perpendiculaires. Ce terme viendrait selon Ménage de la couleur rouge de la gueule des animaux.
Les armoiries ont été peintes à l’huile sur papier épais, collé et cloué au mur. 
De chaque côté de l’entrée de l’église, deux blasons ont été collés sur un enduit à base d’argile.
 
 
« Le faux appareil est une décoration sous la forme d’une peinture qui imite les lignes horizontales et verticales d’une maçonnerie entre des pierres de taille. Le faux appareil ou faux-joint est aussi une ligne creuse tracée dans un enduit de mur ou de cloison pour imiter un appareil de pierres. «  Wikipedia
 
Par ailleurs, l’autel actuel cache également l’autel d’origine et son décor du 13ème siècle.
 
Une nouvelle aventure nous attend donc : la restauration complète des enduits des murs de la nef et leurs 8 blasons ainsi que la restauration des murs du chœur et de l’autel, avec leurs décors du 13 ème  et 18 ème siècle !

 

Elle promet d’être passionnante ! 
 
Cette découverte nous fait encore plus prendre conscience de la valeur de ce patrimoine et renforce notre motivation à le préserver !

Voeux 2016 – Convocation pour l’assemblée générale le samedi 27/2/2016 à 17h à la mairie

Chers amis du patrimoine de Repentigny,
 
Grâce à votre soutien, l’année 2015 a vu la restauration de l’église encore progresser.
 
Après le retable et ses panneaux latéraux en 2014, ce sont les deux autels latéraux, les statues de la Vierge à l’enfant et de Saint Sébastien, ainsi que le magnifique antependium qui, en 2015,  ont retrouvé une nouvelle jeunesse.
 

 

 
Notre église et son retable, le plus vieux du pays d’Auge, font désormais l’admiration de tous les visiteurs. Ils ont été nombreux à les découvrir à l’occasion des chemins d’art sacre fin juillet dernier.
 
Nous pouvons être fiers. Que de chemin parcouru en l’espace de 6 ans !
 
Notre blog se veut le témoin de ce périple. Visitez le ! http://patrimoine-repentigny.blogspot.fr/
 
Ces travaux ont pu être entrepris grâce aux aides de la commune, aux subventions du conseil départemental et régional et de la Fondation du Patrimoine, grâce aussi aux bénéfices réalisés lors de nos manifestations (notamment le désormais célèbre concert de la Musardière), grâce enfin à votre générosité ainsi que celle de tous nos adhérents (83 membres en 2015).
 
Les chantiers des prochaines années ne manquent pas:
  • restauration des murs de la nef et du chœur : nous savons désormais que des trésors décoratifs allant du 13 ème au 18 ème siècle sont cachés sous les enduits !
  • restauration des menuiseries de la chapelle seigneuriale, devenue sacristie,
  • restauration du tableau de Maurice Le Cesne qui depuis sa création en 1901 a besoin d’un petit lifting !
  • restauration du sol du chœur
  • reprise des murs extérieurs nord et sud
  • restauration des pierres tombales du vieux cimetière
  • mise en lumière de l’intérieur de l’église pour mettre en valeur nos trésors
  • …

 

Il s’agit donc d’un travail de longue haleine !
 
En 2016 aussi, votre soutien sera donc plus que jamais important pour continuer ensemble ce que nous avons commencé il y a 6 ans.
 
Nous avons confiance en votre fidélité. Vous pouvez compter sur notre engagement !
 
Après plus de 6 ans à la tête de l’association, j’ai décidé de passer la main. Je veillerai bien sûr à assurer une transition en douceur avec celui que vous désignerez comme mon successeur.
 
La prochaine assemblée générale, qui se tiendra le samedi 27 février 2016 à 17h à la mairie de Repentigny, sera donc l’occasion de procéder au renouvellement des membres du Conseil d’administration qui, à leur tour, éliront le bureau et donc le nouveau président.
 
Si vous êtes intéressés pour devenir membre de notre Conseil d’Administration, merci de m’adresser votre candidature avant le 6 février.
 
D’ores et déjà, vous pouvez noter la date du prochain concert de la Musardière qui aura lieu le 10 septembre 2016.
Les membres du conseil d’administration et moi-même, nous vous présentons nos meilleurs vœux pour l’année 2016, ainsi qu’à vos proches : santé, bonheur et réussite dans tous vos projets.
 
Très cordialement.
Le Président
Gérard ELISSALDE
 
PS : merci de renouveler votre adhésion pour 2016 en nous envoyant votre chèque de 15€ (membre actif), 25€ (couple) ou 50 € ou plus, pour un membre bienfaiteur, à l’association des amis du Patrimoine de Repentigny, chez Gérard ELISSALDE, le Costil, 14340 Repentigny.
 


Convocation à la prochaine Assemblée Générale
des AMIS DU PATRIMOINE DE REPENTIGNY


Madame, Monsieur,
Vous êtes invité(e) à participer à l’Assemblée Générale de notre Association qui se tiendra le
               Samedi 27 Février 2016 à la Mairie de Repentigny à 17h précises.

A l’ordre du jour :
–        Rapport moral – approbation
–        Rapport financier – approbation des comptes
–        Manifestations prévues en 2016
–        Renouvellement du Conseil d’Administration
–        Questions diverses.
 
Tous les documents nécessaires à votre information seront à votre disposition.
Nous comptons beaucoup sur votre participation. 
 
En cas d’empêchement, vous pouvez vous faire représenter par un autre membre de l’Association muni d’un pouvoir (ci-joint) dûment rempli et signé.
 
Sincères salutations                                             


Le Président
Gérard Elissalde.

 

POUVOIR

Je soussigné(e) …………………………..demeurant à ……………..
…………………………………………………..

donne pouvoir à Mme ou Mr …………………………..demeurant à ………
………………………………………………….

pour me représenter à l’Assemblée Générale des Amis du Patrimoine de Repentigny du 27 février 2016.
 
Je vous fais également parvenir ma cotisation 2016 (15€ ou 25€ pour un couple) à l’ordre des « Amis du Patrimoine de Repentigny » chez M. Elissalde, le Costil 14340 Repentigny .

 

Et le vieux cimetière de Repentigny … vous connaissez ?

Chers amis

L’église St Martin et son fameux retable n’est pas le seul élément remarquable du patrimoine de Repentigny.

Le vieux cimetière, son if multi-centenaire et ses pierres tombales présentent aussi un certain intérêt.



De 1823 à 1949, 31 personnes y ont été enterrées, pour l’essentiel issues de la famille THIERRY et affiliés.

Le patriarche, Jacques Pierre THIERRY, mort en 1823, était originaire de Repentigny et a fait une carrière très honorable à Caen comme pharmacien, conseiller municipal et juge au Tribunal de Commerce de la ville.

Pour les plus curieux, nous vous conseillons la lecture de la notice historique que la Société Royale d’Agriculture et de Commerce de Caen a publiée après la mort de son éminent et respecté membre.

Pour les plus pressés, lisez la première page d’introduction de la notice écrite par un de ses collègues, qui est assez remarquable tant dans son fond que son expression. Un temps où on savait écrire …

 




Pour en revenir au vieux cimetière, un panneau avait été fait il y a quelques décennies pour rassembler les noms de ceux qui y reposent. Initiative salutaire car ces noms disparaissent de plus en plus des pierres tombales sous l’effet du temps et … de la mousse.

31 personnes donc, 14 femmes et 17 hommes, dont 6 couples (même code couleur dans le tableau ci dessous) reposent en paix depuis 1 à 2 siècles. 

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Leurs âges varient de 14 à 88 ans.

Les titres et fonctions sont mentionnés pour certains défunts: « député du Havre », « maire de Pont L’Évêque », « contre amiral » pour les plus titrés, mais aussi simple « aspirant de la Marine » ou, plus modeste encore, « fidèle servante de la famille ».

Une petite curiosité a retenu notre attention: 2 sœurs ont apparemment épousé le même homme. 
Clothilde Le Cesne a épousé André Auguste Nicolas après le décès de l’épouse de ce dernier, qui était aussi sa sœur Blanche !

Le Cesne est un nom connu puisque Maurice Le Cesne est le peintre à qui on doit la Crucifixion d’après Lebrun, qui est à gauche en entrant dans l’église (tableau de 1901).

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D’autres surprises se cachent certainement dans ce petit écrin de verdure.

Ce cimetière mérite notre intérêt !! Sauvegardons le lui aussi.


Rapport-de-Jacky-Brionne-sur-le-cimetière-de-repentigny